Le Rotary En Armenie
Présenté par le RC de Kumeu, Nouvelle Zélande
(Traduit de l’anglais par Joël Bagage, PHF, RC Arbois-Poligny-Salins D 1680)

 

Centre de Recherche sur les chevaliers Vartan d’Arménie
Université de Michigan-Dearborn, Etats Unis

La République d’Arménie est l’un des trois états de Transcaucasie (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), la partie la plus méridionale de l’ancienne URSS, a être reconnus sur le plan international. D’une superficie de 29.800 km2 (environ quatre départements français), l’Arménie compte environ 3.300.000 habitants, dont 93% appartiennent à l’ethnie arménienne, sans compter 400.000 réfugiés arméniens venus de l’Azerbaïdjan et du Karabagh.

L’Arménie est donc ethniquement l’état le plus homogène des anciennes républiques de l’ex-URSS. La diaspora arménienne compte quelque sept millions de personnes dont un million demeurent aux Etats-Unis.

Le 21 septembre 1991 un référendum a vu 94,05% des électeurs se prononcer en faveur de l’indépendance. Deux jours plus tard le parlement arménien a déclaré l’indépendance du pays par rapport à l’URSS.

Le Président des Etats-Unis, George Bush a reconnu l’Arménie le 25 décembre 1991. L’ancien Secrétaire d’Etat, James Baker, s’est rendu dans le pays le 11 février 1992 et son ministère a établi une ambassade à Yerevan, la capitale de l’Arménie.

Les Etats-Unis ont participé de manière substantielle à l’aide à l’Arménie et prennent une part active au développement de l’industrie et du commerce dans ce pays.

Le 4 janvier 1992 l’Arménie a lancé un vaste programme de réformes économiques. Le Président Bush d’abord, puis le Président Clinton ont apporté leur encouragement et leur soutien aux efforts de l’Arménie en faveur de l’économie de marché et de la démocratie.

Plus de 120 pays ont reconnu l’Arménie en tant que pays indépendant et 70 pays ont établi des relations diplomatiques avec le pays. L’Arménie fait également partie des Nations Unies et de l’OSCE.

Les premières élections présidentielles ont eu lieu le 16 octobre 1991 et Levon Ter Petrosian a été élu avec plus de 80% des voix, ce qui démontre sa grande popularité. Son successeur, élu en 1998 est Robert Kocharyan.

Le Président Clinton continue la politique d’aide humanitaire à l’Arménie et recherche activement (à travers l’OSCE) les moyens d’établir la paix avec l’Azerbaïdjan et les régions montagneuses du Karabagh habitées par des arméniens.

L’Arménie est le seul pays de l’ex-URSS à être gouverné par un dirigeant élu démocratiquement sans aucun lien antérieur avec le Parti Communiste.

L’Arménie est le seul pays de l’ex-URSS a avoir privatisé l’agriculture et à continuer à privatiser les petites entreprises et les entreprises nationalisées, offrant ainsi des possibilités d’investissement aux arméniens comme aux étrangers.

Histoire de l’Arménie : une vue d’ensemble

L’histoire de l’Arménie est vieille de 2500 ans et connut même un empire de courte durée sous Tigran 1° (95-55 av. J.C.) auquel mit fin l’invasion romaine.

L’Arménie fut le premier pays à adopter le christianisme comme religion d’état (301) et l’Arménie est restée chrétienne depuis cette époque malgré conquêtes et persécutions.

En 387 l’Arménie fut partagée entre les Romains et les Iraniens mais retrouva son indépendance en 885 sous la dynastie Bagratide pour être à nouveau conquise, par l’empire byzantin cette fois, vers 1064.

Suite à cette conquête byzantine les nobles arméniens perdirent leurs domaines et se réfugièrent en Cilicie au sud de l’Asie Mineure. De nombreux Arméniens, fuyant l’invasion turque seljoukide après 1073 s’enfuirent aussi en Cilicie. Un nouveau royaume arménien qui survécut jusqu’en 1375 fut donc créé en Cilicie par la dynastie Rubénide. Les Arméniens de Cilicie furent de proches alliés des Croisés venus en Moyen-Orient pour libérer la Terre Sainte.

Histoire moderne : Plus tard l’Arménie fut conquise par les Turcs ottomans. A son déclin l’empire ottoman frappé par la corruption perdit une partie de son territoire au profit de ses voisins, dont la Russie qui s’empara d’une partie de l’Arménie. En 1908 le sultan fut contraint de céder son autorité, mais non son trône, à une groupe d’activistes peu structuré connu sous le nom de « Les Jeunes Turcs ». De 1908 à 1913 les Jeunes Turcs évoluèrent. Après avoir été un groupement d’hommes aux idées libérales désireux d’instaurer une état réformé et multi-ethnique les Jeunes Turcs devinrent une clique exigeant un état réservé exclusivement aux Turcs. En 1915-1916 le gouvernement ottoman des Jeunes Turcs mit à exécution un vaste génocide contre les Arméniens, minorité la plus nombreuse en Anatolie, à l’exception des Kurdes dont les Jeunes Turcs pensaient qu’ils pouvaient être assimilés. Ce génocide dura jusqu’en 1923.

La partie russe de l’Arménie redevint un état indépendant le 28 mai 1918, mais cet état eut une durée très limitée car il se trouva prit entre une Turquie nationaliste renaissante et la Russie bolchevique. L’Arménie, serrée entre l’armée turque et l’armée bolchevique fut contrainte de céder une grande partie de son territoire, et même d’abandonner son indépendance, et tomba sous la coupe des Bolcheviques.

A bien des égards le régime soviétique eut un effet « congélateur ». Tous les courants intellectuels et politiques qui allaient à l’encontre du Communisme furent persécutés et supprimés. Toutefois le régime soviétique protégea l’Arménie des armées turques dans leur mouvement vers l’est alors qu’elles cherchaient à compléter ce que leur prédécesseurs ottomans avaient fait en Arménie ottomane en 1915-1916.

Cet « effet congélateur » prit fin il y a un certain nombre d’années quand Gorbatchev accéda à la direction du Parti Communiste Soviétique. Les Arméniens manifestèrent contre les injustices du régime soviétique en Arménie et contre la suppression des droits civiques des Arméniens menée par les Azéris au Nagoro-Karabagh.

Le tremblement de terre dévastateur du 7 décembre 1988 qui fit plus de 25000 victimes et plus de 500000 sans abris servit de révélateur à la renaissance nationale arménienne. Tandis que le monde entier, et particulièrement les Etats-Unis venait en aide au pays à la suite de la catastrophe, le gouvernement Soviétique n’apporta relativement que peu de chose.

Problèmes actuels :

Les Etats-Unis continuent leur aide économique et politique à l’Arménie, ce qui leur vaut la reconnaissance des Arméniens. L’aide américaine encourage la démocratie et l’économie de marché en Arménie et rapproche les Arméniens de l’Amérique.

L’Arménie est soumise à un blocus de la part de l’Azerbaïdjan et dans une moindre mesure de la part de la Turquie. Ce blocus empêche l’Arménie de recevoir des vivres et des approvisionnements indispensables du monde extérieur. L’industrie arménienne travaille à 30% de ses capacités, le taux de chômage approche les 80%, il est difficile de se procurer vivres et combustibles. Il est nécessaire que ce blocus prenne fin pour que l’Arménie puisse se développer et devenir un pays libre, disposant d’une économie de marché, et ami des Etats-Unis. Il est nécessaire que les Etats-Unis fassent comprendre à l’Azerbaïdjan que tant que le blocus est maintenu et tant que les Arméniens ne jouissent pas de tous leurs droits civiques au Nagorno-Karabagh, les Etats-Unis ne pourront pas établir de relations commerciales et diplomatiques normales avec l’Azerbaïdjan.

 

 

     
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